Aufbruch. Malerei und realer Raum

Foto: Ruth Kaiser, © Lucio Fontana by SIAE / VG Bild-Kunst, Bonn 2012

En 1949, tandis que l’Italien Lucio Fontana perce pour la première fois un trou dans une toile, l’artiste américain Ellsworth Kelly crée à Paris sa première œuvre sans cadre. En 1952, c’est au tour du français François Morellet de superposer des toiles peintes en blanc avec des illustrations simples et des structures répétitives. Depuis, de plus en plus d’artistes en Europe et aux Etats-Unis ont pris le parti de dépasser les frontières fixes du cadre et ont modifié l’espace artistique pour le rapprocher de l’environnement réel.

L’histoire de ce parti pris, c’est justement que vous présente l’exposition Aufbruch. Malerei und realer Raum (L’Eveil. La peinture et l’espace réel) en proposant différents points de vue sur la question et en mettant l’accent sur les artistes européens et nord-américains qui ont été à l’origine de ce mouvement.

Dans cette optique, l’intérêt pour les commissaires de l’exposition n’était pas tant de montrer les tendances liées aux objets d’art mais plutôt les développements spécifiques à la peinture. Des œuvres «classiques» aux artistes moins connus en passant par les plus jeunes héritiers du mouvement, effets d’optique et  détournements de matière sont présentés afin de détourner la perception du spectateur des frontières traditionnelles du tableau. Sur 1500 mètres carrés d’exposition, l’Académie des Arts présente près de 100 sculptures dans une muséographie conçue exprès pour cette exposition.

L’occasion donc d’admirer des œuvres d’Arman, Ulrich Erben, Lucio Fontana, Sam Francis, Guenther Fruhtrunk, Rupprecht Geiger, Kuno Gonschior, Ron Gorchov, Gotthard Graubner, Joachim Grommek, Noriyuki Haraguchi, Charles Hinman, Hoehme, Ellsworth Kelly, Yves Klein, Harriet Korman, Norvin Leineweber, Morris Louis, Robert Mangold, François Morellet, Arnulf Rainer, Bridget Riley, Rockenschaub, Robert Ryman, Bernard Schultze, Emil Schumacher, Leon Polk Smith, Frank Stella, Antoni Tapies, Günther Uecker ou encore Jan Wawrzyniak. H.T.

Leave a Reply